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        <title>Droit, culture et société de la Rome antique - Dario Mantovani</title>
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        <copyright>© Collège de France</copyright>
        <itunes:author>Collège de France</itunes:author>
        <description><![CDATA[<p>Juriste historien, Dario Mantovani est né en 1961 à Milan (Italie). Sa formation en lycée classique a préludé aux études de droit. Il a parcouru dans différentes universités italiennes (Trente, Parme) une carrière de chercheur et d'enseignant, avant de devenir professeur de droit romain à l'université de Pavie (à partir de 1997).</p>]]></description>
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            <itunes:name>Collège de France</itunes:name>
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            <title>05 - Quand le faux fait sens pour les juristes : les parétymologies entre calembours et métaphores</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)</p><p></p><p>05 - Quand le faux fait sens pour les juristes : les parétymologies entre calembours et métaphores</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Les Anciens, eux aussi, s'attachaient à rechercher l'origine des mots afin d'en éclairer le sens. Les juristes romains, en particulier, s'y adonnaient avec passion. Leurs hypothèses prennent parfois la forme de véritables jeux de langage, proches du calembour, fondés sur l'assonance – la paronomase – entre des termes sans lien linguistique réel, mais capables de susciter des associations d'idées.</p><p></p><p>Ainsi, furtum est-il rattaché à furvum (« sombre »), au motif que le vol se commet en secret, souvent de nuit ; supellex (« mobilier domestique ») est interprété comme issu de sub pellibus, désignant les objets indispensables que les citoyens emportaient « sous les peaux de la tente » lors de missions en terres lointaines. Les rapprochements peuvent aussi relever du paradoxe ou de l'opposition conceptuelle : militia (« métier de soldat ») est ainsi mis en regard de mollitia (« vie molle »).</p><p></p><p>Ces constructions relèvent de la parétymologie : il s'agit d'explications « parallèles » qui se substituent à l'étymologie au sens strict. Loin de se réduire à de simples jeux d'esprit, elles sont mobilisées par les juristes comme des instruments herméneutiques, au service de l'interprétation des lois et de la résolution des cas.</p><p></p><p>L'étude de ces « jeux de mots sérieux » – souvent qualifiés aujourd'hui d'« étymologies populaires » – permet ainsi de mettre au jour des idéologies et des représentations sociales, comme le montrent les analyses proposées autour de adulterium, de soror et d'autres termes qui seront examinés au cours de cette intervention. On s'interrogera également sur le fonctionnement profond de ces procédés explicatifs. L'hypothèse défendue est que la parétymologie opère comme une métaphore à rebours : par l'association de mots, elle projette un contenu conceptuel sur le terme à expliquer, à l'instar de la métaphore, qui transfère les propriétés du mot source vers le mot cible. À cette différence près que la parétymologie introduit un rapprochement qui n'existait pas à l'origine.</p><p></p><p>Ces « métaphores a posteriori », parfois déroutantes, révèlent ainsi moins la vérité des mots que les structures de pensée – notamment juridiques – de ceux qui les mobilisent.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:14:00 +0200</pubDate>
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            <title>Séminaire - Micaela Rossi : Vie et carrière des métaphores dans les discours spécialisés : une approche diachronique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Dire les choses autrement : qu'est-ce que la métaphore ?</p><p></p><p>Séminaire - Micaela Rossi : Vie et carrière des métaphores dans les discours spécialisés : une approche diachronique</p><p></p><p>Micaela Rossi</p><p>Université de Gènes</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 08 Apr 2026 12:28:00 +0200</pubDate>
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            <title>04 - La volonté en gage : raisonner par lignes de force métaphoriques</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)</p><p></p><p>04 - La volonté en gage : raisonner par lignes de force métaphoriques</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Le pignus, le gage, est un terme juridique doté d'une forte aura figurale. En tant que garantie, le gage habite l'attente entre le présent et ce qui doit encore advenir. Les poètes, d'Ovide à Racine et jusqu'à nos jours, en ont fait l'emblème de la preuve d'amour. Les juristes romains, quant à eux, rapprochent pignus de pugnus (« poing »). Il s'agit d'une étymologie seulement apparente, fondée sur une affinité phonétique – une paronomase – mais riche en conséquences (Gaius, Digeste 50, 16, 238, 2).</p><p></p><p>Cependant, pignus ne déploie pas son potentiel figuratif uniquement en tant qu'unité lexicale isolée. L'analyse d'un texte du juriste Cervidius Scaevola, à la fin du IIe siècle, le montre clairement (Digeste 44, 3, 14, 5). Ce texte restitue un débat public, véritable mise en scène d'un raisonnement, où le juriste élabore et résout un problème devant un auditoire.</p><p></p><p>Le cas concerne la vente de la chose gagée à la suite de l'inexécution du débiteur, et le rôle qu'y joue la volonté. La plupart des termes techniques mobilisés – distrahere, contrahere, convenire, accedere, concedere – sont d'origine métaphorique. Pris isolément, ils peuvent sembler dispersés ; mais à mesure que le texte se déploie, ils se révèlent organisés selon des lignes de force qui en constituent l'armature même et orientent le raisonnement vers la solution du problème.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 08 Apr 2026 12:26:00 +0200</pubDate>
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            <title>03 - Le fruit et le profit : Papinien et le lit d'Ulysse et de Pénélope : de la poésie pour penser le droit</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)</p><p></p><p>03 - Le fruit et le profit : Papinien et le lit d'Ulysse et de Pénélope : de la poésie pour penser le droit</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Le droit se nourrit aussi de poésie. Interrogé sur l'interprétation d'un legs – une table, fût-elle en argent, relève-t-elle du mobilier domestique, ou bien de l'argenterie ? – Papinien, juriste profond et exigeant, convoque l'un des épisodes les plus célèbres et émouvants de la littérature occidentale : celui du lit d'Ulysse et de Pénélope, construit autour d'un olivier vivant, signe secret qui permet enfin la reconnaissance des époux séparés depuis vingt ans.</p><p></p><p>Par cette évocation, Papinien tranche : ce qui définit le mobilier domestique, c'est la fonction des objets, non la matière dont ils sont faits. Mais en filigrane s'esquisse aussi une critique du luxe venu de Grèce.</p><p></p><p>Entre allégorie, métaphore et interprétation des mots, le raisonnement juridique transforme la poésie en terrain commun à partir duquel classer le monde – et en lire l'histoire.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 15:15:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Dario Mantovani : Conclusion</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Dario Mantovani</p><p></p><p>Conclusion</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:55:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - François Déroche : « Il nome suo nessun saprà… ». Mais personne n'en mourra</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : « Il nome suo nessun saprà… ». Mais personne n'en mourra</p><p></p><p>Session 3 : Religion</p><p></p><p>Présidente de séance : Muriel Debié (École pratique des hautes études)</p><p></p><p>François Déroche</p><p>Professeur du Collège de France</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:53:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Jost Gippert : Paratexts in the Caucasian Albanian Palimpsests of Mt Sinai: Forms and Functions</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Paratexts in the Caucasian Albanian Palimpsests of Mt Sinai: Forms and Functions</p><p></p><p>Session 3 : Religion</p><p></p><p>Présidente de séance : Muriel Debié (École pratique des hautes études)</p><p></p><p>Jost Gippert</p><p>Universität Hamburg</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:52:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Martin Wallraff : La mise en scène des Évangiles. Remarques sur les rapports entre sacralisation et paratextualité</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : La mise en scène des Évangiles. Remarques sur les rapports entre sacralisation et paratextualité</p><p></p><p>Session 3 : Religion</p><p></p><p>Présidente de séance : Muriel Debié (École pratique des hautes études)</p><p></p><p>Martin Wallraff</p><p>Ludwig-Maximilians-Universität München</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:51:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Philippe Hoffmann : Les notes marginales de Proclus aux commentaires de Syrianus sur les orphica</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Les notes marginales de Proclus aux commentaires de Syrianus sur les orphica</p><p></p><p>Session 3 : Religion</p><p></p><p>Présidente de séance : Muriel Debié (École pratique des hautes études)</p><p></p><p>Philippe Hoffmann</p><p>EPHE, Membre de l'Institut</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 15:49:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Marco Fressura : La gloire du paratexte. Les hellénophones d'Orient face à la littérature latine entre le IIIe et le VIe siècle</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : La gloire du paratexte. Les hellénophones d'Orient face à la littérature latine entre le IIIe et le VIe siècle</p><p></p><p>Session 2 : Littératures : poésie, philosophie</p><p></p><p>Présidente de séance : Marielle de Franchis (Sorbonne Université)</p><p></p><p>Marco Fressura</p><p>Università Roma Tre</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:46:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Emiliano Fiori : Premiers sondages dans une terre inexplorée : les marginalia syriaques</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Premiers sondages dans une terre inexplorée : les marginalia syriaques</p><p></p><p>Session 2 : Littératures : poésie, philosophie</p><p></p><p>Présidente de séance : Marielle de Franchis (Sorbonne Université)</p><p></p><p>Emiliano Fiori</p><p>Università Ca Foscari, Venezia</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:44:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Gianluca Del Mastro : Personnages grecs et romains dans les paratextes des papyrus d'Herculanum</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Personnages grecs et romains dans les paratextes des papyrus d'Herculanum</p><p></p><p>Session 2 : Littératures : poésie, philosophie</p><p></p><p>Présidente de séance : Marielle de Franchis (Sorbonne Université)</p><p></p><p>Gianluca Del Mastro</p><p>Università degli studi della Campania Luigi Vanvitelli</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:41:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Judith Olszowy Schlanger : La mise en page comme paratexte dans un compendium légal : MS BNF hébreu 311</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : La mise en page comme paratexte dans un compendium légal : MS BNF hébreu 311</p><p></p><p>Session 1 : Droit</p><p></p><p>Président de séance : Xavier Prévost (université de Bordeaux)</p><p></p><p>Judith Olszowy Schlanger</p><p>École Pratique des Hautes Études, Université of Oxford</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:35:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Piotr Alexandrowicz : Printed Canon Law Paratexts up to Ca. 1600</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Printed Canon Law Paratexts up to Ca. 1600</p><p></p><p>Session 1 : Droit</p><p></p><p>Président de séance : Xavier Prévost (université de Bordeaux)</p><p></p><p>Piotr Alexandrowicz</p><p>Adam Mickiewicz University, Poznań</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:33:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Bernard Stolte : The past as Paratext. Byzantine Legal Scholarship in the Manuscripts of the Basilica</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : The past as Paratext. Byzantine Legal Scholarship in the Manuscripts of the Basilica</p><p></p><p>Session 1 : Droit</p><p></p><p>Président de séance : Xavier Prévost (université de Bordeaux)</p><p></p><p>Intervenant(s) : Bernard Stolte</p><p>University of Groningen</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:26:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Dario Mantovani : Le paratexte des livres des juristes romains (IIe-VIe siècles)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Le paratexte des livres des juristes romains (IIe-VIe siècles)</p><p></p><p>Session 1 : Droit</p><p></p><p>Dario Mantovani</p><p>Professeur du Collège de France</p><p></p><p>Le paratexte des livres des juristes romains (IIe-VIe siècles)</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:23:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Antoine Compagnon : De la périgraphie au paratexte. Questions de cadrage</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : De la périgraphie au paratexte. Questions de cadrage</p><p></p><p>Antoine Compagnon</p><p>Professeur du Collège de France</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:22:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Francesca P. Barone : Introduction</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Introduction</p><p></p><p>Francesca P. Barone</p><p>CNRS, Collège de France</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:19:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Arnaud Perrot : Mot d'accueil</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Mot d'accueil</p><p></p><p>Arnaud Perrot</p><p>Université de Tours</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:07:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion - Thomas Römer : Ouverture</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p>Colloque - In Margine. La philologie des paratextes et ses enjeux. Droit, littératures, religion : Ouverture</p><p></p><p>Thomas Römer</p><p>Professeur et administrateur du Collège de France</p><p></p><p>Présentation</p><p></p><p>La critique littéraire appliquée au domaine de l'imprimé de l'époque moderne a pu mesurer la fécondité de la notion de « paratexte » depuis son émergence, dans les années 1980, sous la plume de Gérard Genette. Les sciences philologiques constituent un espace privilégié de réception, de questionnement et renouvellement du concept de paratexte confronté aux pratiques des livres manuscrits. Ces dernières années, de nombreux travaux sortent de l'ombre les textes marginaux ou liminaires qui accompagnent, organisent et commentent le texte « principal » copié dans les manuscrits anciens et médiévaux, ou donnent à connaître le statut métamorphique de pièces secondaires qui passent de l'apparat au plein texte. Témoignant de l'intérêt scientifique contemporain pour ces objets, le colloque « In Margine » a pour ambition d'offrir une première synthèse de ces pratiques érudites et de leurs conséquences, inégalement décrites dans les différents champs des littératures de l'Antiquité et du Moyen Âge en Orient et en Occident. Il s'agit de commencer à esquisser, avec des spécialistes du droit romain et byzantin, de la philosophie grecque et des littératures religieuses des trois monothéismes, une histoire de la lecture informée et dirigée par les marges des livres, en mettant en avant des directions de recherche encore insuffisamment exploitées.</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 15:05:00 +0100</pubDate>
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            <title>Séminaire - Michele Prandi : Les métaphores : une pluralité dans l'unité</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Dire les choses autrement : qu'est-ce que la métaphore ?</p><p></p><p>Séminaire - Michele Prandi : Les métaphores : une pluralité dans l'unité</p><p></p><p>Michele Prandi</p><p>Université de Gènes</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 23:04:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>02 - Le fruit et le profit : une métaphore qui n'en est peut-être pas une</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)</p><p></p><p>02 - Le fruit et le profit : une métaphore qui n'en est peut-être pas une</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Si l'on s'intéresse aux métaphores, notamment à ces mots que les juristes empruntent souvent à la réalité physique pour construire leur vocabulaire conceptuel, le terme « fruit », employé pour désigner le « revenu », semble offrir un exemple presque parfait. Comme si, en observant la nature, les juristes avaient institué un monde analogue, transposé dans l'ordre du droit.</p><p></p><p>Or, tenter de retracer le destin du mot fructus, depuis les XII Tables du Ve siècle av. J.-C. jusqu'au Code civil français, montre que le parcours des mots et des idées est en réalité plus complexe et instructif. Les Romains ont en effet tendance à lier étroitement le vocabulaire à la dimension économique de la vie : une page de Varron, dans son traité De lingua Latina, en fournit une illustration particulièrement éclairante. Le mot fructus ne peut être détaché du verbe fruor, qui signifie « tirer profit », « jouir de ». Il s'agit donc d'un terme qui, dès l'origine, exprime déjà le point de vue de l'homme et son inclination à penser le monde comme une source d'utilité.</p><p></p><p>Les juristes romains eux-mêmes semblent s'engager dans ce sentier étroit, où ce qui est naturel est déjà envisagé du point de vue de l'utilité que cela apporte aux hommes. Cela les amène aussi à exclure l'idée que l'enfant né d'une femme puisse être considéré comme une source de profit, car ce serait un court-circuit logique. Paradoxalement, à mesure que l'on s'éloigne de ces origines et que l'on se rapproche de la pensée contemporaine, le terme « fruit » tend à se charger d'un sens plus naturaliste et plus nettement métaphorique : du moins est-ce ce que suggère le parcours proposé par ce cours.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:47:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>01 - Imaginer le droit comme un corps vivant : une entrée dans les métaphores romaines du droit</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)</p><p></p><p>01 - Imaginer le droit comme un corps vivant : une entrée dans les métaphores romaines du droit</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Lorsque Justinien réorganise le droit au VIe siècle, il en parle comme d'un corps, où les institutions circulent comme le sang dans les veines. La métaphore puise dans le corps pour penser le droit et, ce faisant, elle véhicule toute une série d'idées : l'organicité et l'interdépendance qui doivent caractériser un ordre juridique, sa fonctionnalité, mais aussi sa fragilité et le rôle du législateur, chargé de veiller à sa bonne santé.</p><p></p><p>Ce premier cours portera sur cette métaphore puissante et servira d'introduction générale : il en exposera les principaux enjeux méthodologiques. Réactiver les métaphores, c'est pénétrer plus profondément la mentalité des juristes romains qui les ont forgées, et mieux maîtriser le langage dont nous avons hérité. Plus généralement, il s'agit de poser la question : qu'est-ce qu'une métaphore, et pourquoi aucune science ne peut-elle s'en passer ?</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 15:02:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>Séminaire - Laurent Pernot : « Le tour le plus fréquent et de loin le plus beau ». Les théories grecques et romaines de la métaphore</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2025-2026</p><p></p><p>Dire les choses autrement : qu'est-ce que la métaphore ?</p><p></p><p>Séminaire - Laurent Pernot : « Le tour le plus fréquent et de loin le plus beau ». Les théories grecques et romaines de la métaphore</p><p></p><p>Laurent Pernot</p><p>Université de Strasbourg, membre de l'Institut</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:58:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Paul Veyne « inaugure » une nouvelle histoire</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2024-2025</p><p></p><p>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Paul Veyne « inaugure » une nouvelle histoire</p><p></p><p>Paul Cournarie</p><p>université Bordeaux Montaigne</p><p></p><p>Pascal Montlahuc</p><p>université Paris Cité</p><p></p><p>Paul Veyne au Collège de France : Une rencontre organisée par Dario Mantovani, Vinciane Pirenne-Delforge et John Scheid.</p><p></p><p>Au milieu des années 70, l'intitulé des chaires du Collège de France n'avait plus forcément le caractère générique et répétitif des appellations anciennes. Il fallait dès lors une certaine audace pour annoncer une « Histoire de Rome », ce dont Paul Veyne, élu en 1975, ne manquait assurément pas. Ne lui faisait pas non plus défaut la curiosité à large spectre qui l'a fait s'intéresser à presque tous les champs du savoir sur l'antiquité gréco-romaine, en les fécondant des méthodes des sciences sociales.</p><p></p><p>Ce savant original, qui n'a jamais voulu faire école, n'aimait guère les hommages et ce n'est pas dans ce sens convenu que s'inscrira la journée du 10 décembre 2024. Il s'agira plutôt d'évoquer les circonstances de son élection, les dossiers qu'il a mobilisés dans ses cours et séminaires au Collège de France, la manière dont il s'inscrivait dans l'institution et le travail qu'il y a mené pendant près d'un quart de siècle (1976-1999).</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 14:48:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Une idée de Paul Veyne</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2024-2025</p><p></p><p>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Une idée de Paul Veyne</p><p></p><p>Andrea Giardina</p><p>Scuola Normale di Pisa - Accademia dei Lincei</p><p></p><p>Paul Veyne au Collège de France : Une rencontre organisée par Dario Mantovani, Vinciane Pirenne-Delforge et John Scheid.</p><p></p><p>Au milieu des années 70, l'intitulé des chaires du Collège de France n'avait plus forcément le caractère générique et répétitif des appellations anciennes. Il fallait dès lors une certaine audace pour annoncer une « Histoire de Rome », ce dont Paul Veyne, élu en 1975, ne manquait assurément pas. Ne lui faisait pas non plus défaut la curiosité à large spectre qui l'a fait s'intéresser à presque tous les champs du savoir sur l'antiquité gréco-romaine, en les fécondant des méthodes des sciences sociales.</p><p></p><p>Ce savant original, qui n'a jamais voulu faire école, n'aimait guère les hommages et ce n'est pas dans ce sens convenu que s'inscrira la journée du 10 décembre 2024. Il s'agira plutôt d'évoquer les circonstances de son élection, les dossiers qu'il a mobilisés dans ses cours et séminaires au Collège de France, la manière dont il s'inscrivait dans l'institution et le travail qu'il y a mené pendant près d'un quart de siècle (1976-1999).</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 14:47:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : L'histoire ne s'écrit pas comme un roman vrai. L'élection de Paul Veyne à la chaire d'Histoire de Rome d'après les archives du Collège de France</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2024-2025</p><p></p><p>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : L'histoire ne s'écrit pas comme un roman vrai. L'élection de Paul Veyne à la chaire d'Histoire de Rome d'après les archives du Collège de France</p><p></p><p>Dario Mantovani</p><p>Professeur du Collège de France</p><p></p><p>Paul Veyne au Collège de France : Une rencontre organisée par Dario Mantovani, Vinciane Pirenne-Delforge et John Scheid.</p><p></p><p>Au milieu des années 70, l'intitulé des chaires du Collège de France n'avait plus forcément le caractère générique et répétitif des appellations anciennes. Il fallait dès lors une certaine audace pour annoncer une « Histoire de Rome », ce dont Paul Veyne, élu en 1975, ne manquait assurément pas. Ne lui faisait pas non plus défaut la curiosité à large spectre qui l'a fait s'intéresser à presque tous les champs du savoir sur l'antiquité gréco-romaine, en les fécondant des méthodes des sciences sociales.</p><p></p><p>Ce savant original, qui n'a jamais voulu faire école, n'aimait guère les hommages et ce n'est pas dans ce sens convenu que s'inscrira la journée du 10 décembre 2024. Il s'agira plutôt d'évoquer les circonstances de son élection, les dossiers qu'il a mobilisés dans ses cours et séminaires au Collège de France, la manière dont il s'inscrivait dans l'institution et le travail qu'il y a mené pendant près d'un quart de siècle (1976-1999).</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 14:45:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Paul Veyne et les images : échos d'un bureau partagé au Collège de France</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2024-2025</p><p></p><p>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Paul Veyne et les images : échos d'un bureau partagé au Collège de France</p><p></p><p>Vinciane Pirenne-Delforge</p><p>Professeur du Collège de France</p><p></p><p>Françoise Frontisi</p><p>Collège de France</p><p></p><p>Paul Veyne au Collège de France : Une rencontre organisée par Dario Mantovani, Vinciane Pirenne-Delforge et John Scheid.</p><p></p><p>Au milieu des années 70, l'intitulé des chaires du Collège de France n'avait plus forcément le caractère générique et répétitif des appellations anciennes. Il fallait dès lors une certaine audace pour annoncer une « Histoire de Rome », ce dont Paul Veyne, élu en 1975, ne manquait assurément pas. Ne lui faisait pas non plus défaut la curiosité à large spectre qui l'a fait s'intéresser à presque tous les champs du savoir sur l'antiquité gréco-romaine, en les fécondant des méthodes des sciences sociales.</p><p></p><p>Ce savant original, qui n'a jamais voulu faire école, n'aimait guère les hommages et ce n'est pas dans ce sens convenu que s'inscrira la journée du 10 décembre 2024. Il s'agira plutôt d'évoquer les circonstances de son élection, les dossiers qu'il a mobilisés dans ses cours et séminaires au Collège de France, la manière dont il s'inscrivait dans l'institution et le travail qu'il y a mené pendant près d'un quart de siècle (1976-1999).</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 14:43:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Un collègue savant, attentif et réservé. Témoignage sur Paul Veyne au Collège de France</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2024-2025</p><p></p><p>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Un collègue savant, attentif et réservé. Témoignage sur Paul Veyne au Collège de France</p><p></p><p>John Scheid</p><p>Professeur du Collège de France</p><p></p><p>Paul Veyne au Collège de France : Une rencontre organisée par Dario Mantovani, Vinciane Pirenne-Delforge et John Scheid.</p><p></p><p>Au milieu des années 70, l'intitulé des chaires du Collège de France n'avait plus forcément le caractère générique et répétitif des appellations anciennes. Il fallait dès lors une certaine audace pour annoncer une « Histoire de Rome », ce dont Paul Veyne, élu en 1975, ne manquait assurément pas. Ne lui faisait pas non plus défaut la curiosité à large spectre qui l'a fait s'intéresser à presque tous les champs du savoir sur l'antiquité gréco-romaine, en les fécondant des méthodes des sciences sociales.</p><p></p><p>Ce savant original, qui n'a jamais voulu faire école, n'aimait guère les hommages et ce n'est pas dans ce sens convenu que s'inscrira la journée du 10 décembre 2024. Il s'agira plutôt d'évoquer les circonstances de son élection, les dossiers qu'il a mobilisés dans ses cours et séminaires au Collège de France, la manière dont il s'inscrivait dans l'institution et le travail qu'il y a mené pendant près d'un quart de siècle (1976-1999).</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 14:42:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Introduction</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2024-2025</p><p></p><p>Colloque - Paul Veyne au Collège de France : Introduction</p><p></p><p>Thomas Römer</p><p>Professeur et administrateur du Collège de France</p><p></p><p>Paul Veyne au Collège de France : Une rencontre organisée par Dario Mantovani, Vinciane Pirenne-Delforge et John Scheid.</p><p></p><p>Au milieu des années 70, l'intitulé des chaires du Collège de France n'avait plus forcément le caractère générique et répétitif des appellations anciennes. Il fallait dès lors une certaine audace pour annoncer une « Histoire de Rome », ce dont Paul Veyne, élu en 1975, ne manquait assurément pas. Ne lui faisait pas non plus défaut la curiosité à large spectre qui l'a fait s'intéresser à presque tous les champs du savoir sur l'antiquité gréco-romaine, en les fécondant des méthodes des sciences sociales.</p><p></p><p>Ce savant original, qui n'a jamais voulu faire école, n'aimait guère les hommages et ce n'est pas dans ce sens convenu que s'inscrira la journée du 10 décembre 2024. Il s'agira plutôt d'évoquer les circonstances de son élection, les dossiers qu'il a mobilisés dans ses cours et séminaires au Collège de France, la manière dont il s'inscrivait dans l'institution et le travail qu'il y a mené pendant près d'un quart de siècle (1976-1999).</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 14:39:00 +0100</pubDate>
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            <title>11 - Les métaphores sont sans fin</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>11 - Les métaphores sont sans fin</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Les métaphores sont omniprésentes, non seulement dans les textes littéraires, mais aussi dans le langage courant et même dans les langages techniques, dont celui du droit. Elles sont en ce sens sans fin, et multiples aussi les angles sous lesquels on peut les étudier. Pour ce dernier cours de l'année, nous présenterons un bilan de notre exploration des métaphores corporelles, qui ne pourra qu'être provisoire. Nous utiliserons comme jalons les différentes fonctions que les métaphores jouent dans les textes des juristes romains. Dans ce parcours à rebours dans la galerie des métaphores, qu'elles aient été déjà commentées dans les séances précédentes ou ici pour la première fois, un passage de Cicéron (De oratore 3.155-161) nous servira de guide. Et, avec Cicéron, nous poserons aussi cette question : pourquoi les métaphores nous attirent-elles, même lorsqu'elles ne sont pas nécessaires ?</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 29 May 2024 17:38:00 +0200</pubDate>
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            <title>10 - Juristes au bord des métaphores. Créativité et contraintes du langage juridique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>10 - Juristes au bord des métaphores. Créativité et contraintes du langage juridique</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Dans les textes des juristes romains, nous rencontrons de nombreuses métaphores. Mais étaient-ils conscients de les employer ? Le cours abordera cette question, fondamentale du point de vue de la méthode, en cherchant dans les textes eux-mêmes les signes de l'attitude des juristes. Les indices de leur familiarité avec les métaphores ne manquent pas : les juristes avertissent souvent le lecteur qu'ils sont sur le point d'en introduire une (par quaedam ou quodammodo, « presque », « en quelque sorte »). Deux exemples sont particulièrement illustratifs : la définition du rivage et celle des degrés de parenté. Nous suivrons les différentes définitions du rivage maritime (litus), en observant le refroidissement progressif de leur registre métaphorique (Cicéron, Topiques, 32 ; Cicéron, La nature des dieux, 2.100 ; Iavolenus, D. 50, 16, 112 ; Celse, D. 50, 16, 96). La définition des degrés de parenté proposée par Paul (D. 38, 10, 10) montre, en revanche, la capacité du juriste à exploiter le caractère métaphorique d'un terme désormais lexicalisé (les « gradus » étant à l'origine les marches d'un escalier) pour le rattacher, sans faire semblant, au droit des Douze Tables, c'est-à-dire pour le ramener dans le champ du droit. Constater la conscience que les juristes avaient des métaphores nous invite à considérer que, d'une part, ils ont tendu à garder un style sobre et que, d'autre part, dans les étroites marges de manœuvre que leur laissaient les conventions stylistiques de la prose technique, ils ont profité des métaphores et de leur capacité connotative pour donner de la cohérence à leur argumentation et au système juridique lui-même.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 22 May 2024 18:25:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>09 - Corps et esprit : réalités et métaphores de la possession. L'anthropologie vue par les juristes romains</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>08 -  Mouvements : des volontés qui se rencontrent et des droits qui bougent</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Les juristes, comme tout un chacun, philosophe ou homme de la rue, étaient conscients du dualisme constitutif de l'homme, unité du corps et de l'âme (mieux encore, du corpus, de l'animus, la composante rationnelle de l'intériorité, et de l'anima, la composante sensorielle). Ils ont utilisé ce dualisme dans divers contextes, la « corruption » de l'esclave, la vente d'esclaves sur le marché et surtout dans la configuration de la possession. Dans tous ces cas, la donnée anthropologique est déconstruite et remontée selon les besoins du droit, qui se saisit de l'extériorité et de l'intériorité de l'être humain par le langage, notamment par les métaphores. Quand l'homme entre dans le droit, il en sort transformé.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 15 May 2024 19:22:00 +0200</pubDate>
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            <title>08 - Mouvements : des volontés qui se rencontrent et des droits qui bougent</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>08 -  Mouvements : des volontés qui se rencontrent et des droits qui bougent</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Donner corps aux idées et les faire bouger dans l'espace est un moyen efficace de représenter et manier des abstractions. Certaines métaphores spatiales et ontologiques sont entrées dans l'usage du langage juridique à tel point qu'elles ne sont plus perçues comme telles. C'est le cas du mot conventio, que le juriste Ulpien explique (Digeste 2.14.1.3) en réactivant le sens originel du verbe convenire, qui signifie se réunir en un lieu en étant partis d'endroits différents. D'où l'utilisation métaphorique de conventio pour signifier la rencontre des volontés des parties contractantes. La même métaphore, spatiale et ontologique (selon les catégories de la linguistique cognitive), est reprise dans les articles 1101 et 1113 du Code civil, relatifs à la définition du contrat. De même qu'Ulpien met en lumière la valeur métaphorique de conventio, lire Ulpien nous permet de saisir la matrice de la définition moderne.</p><p></p><p>Dans d'autres cas la trame métaphorique du langage juridique est plus cachée, plus profonde, plus fondamentale encore. C'est le cas de l'idée du transfert des droits, selon laquelle les droits sont des objets (ou même des personnes) qui se déplacent, passant d'une main à l'autre et emportant avec eux leur physionomie. La lecture d'un autre texte d'Ulpien (Digeste 41.1.20.1) redonne vie à cette sorte de théâtre des droits. Nous retrouvons enfin les mots d'Ulpien en sous-texte d'une page d'Emmanuel Kant : le destin des métaphores est d'en engendrer d'autres, et celui du droit romain de produire des idées, souvent à notre insu.</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 07 May 2024 17:45:00 +0200</pubDate>
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            <title>07 -  S'en prendre au corps du débiteur, des Douze Tables à saint Ambroise</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>S'en prendre au corps du débiteur, des Douze Tables à saint Ambroise</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Les Douze Tables, au Ve siècle av. J.-C., réglementaient une procédure appelée manus iniectio (mainmise) : le créancier était autorisé à emmener le débiteur insolvable chez lui et à le garder enchaîné. En l'absence de paiement, le débiteur pouvait être vendu à l'étranger comme esclave, ou son corps découpé en morceaux. La cruauté de la procédure conduisit les Romains eux-mêmes à tenter de la rationaliser, comme le montre le débat (probablement imaginaire) entre le philosophe Favorinus et le juriste Africanus, à l'époque d'Hadrien, rapporté par Aulu-Gelle (Nuits attiques 20.1). Les préteurs ont également conçu la procédure civile d'exécution selon les règles des Douze Tables : l'emprisonnement du débiteur insolvable était encore, à l'époque classique, une possibilité pour le créancier, qui utilisait son corps pour faire pression sur lui et ses familiers et amis, sans pour autant aller jusqu'à la vente comme esclave ou la mise en morceaux du cadavre. La pratique des représailles sur le corps du débiteur a néanmoins survécu jusqu'à la fin de l'Antiquité. Saint Ambroise la mentionne dans son commentaire du Livre de Tobie (10) : des créanciers arrivaient jusqu'à empêcher – illégalement – l'enterrement du débiteur mort afin de faire pression sur les héritiers. L'empereur Justin (Codex Iustinianus 9.19.6) en témoigne également. L'homélie d'Ambroise n'est quand même pas à prendre au pied de la lettre : elle révèle un sous-texte riche en métaphores juridiques et suggère qu'il était un lecteur averti des textes de droit romain et sans doute des Douze Tables.</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 30 Apr 2024 11:14:00 +0200</pubDate>
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            <title>06 -  Perdre la tête pour le droit : la capitis deminutio</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>06 -  Perdre la tête pour le droit : la capitis deminutio</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Une expression juridique a frappé l'imagination au cours des siècles : capitis deminutio. Le sens est assez clair : comme l'expliquent Gaius, puis Justinien (Institutes 1.16), il s'agit du changement de statut d'un individu, affectant sa liberté et/ou sa citoyenneté, ou sa position potestative au sein de la famille. Mais si cette explication élimine les aspérités et répond au besoin d'un langage rationnel et contrôlé, que signifiait capitis deminutio à l'origine ? Caput était-il compris métonymiquement et métaphoriquement comme la condition juridique ou bien s'agissait-il d'une image de la mort par décapitation, ou encore d'autre chose ? Le cours portera aussi sur les traces que la capitis deminutio a laissé dans le droit moderne.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 24 Apr 2024 17:18:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>05 -  Les membres d'un navire, entre droit et poésie</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>05 -  Les membres d'un navire, entre droit et poésie</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Il existe de nombreuses façons de définir un objet, en l'occurrence un navire. Ce cours explore les démarches d'un déclamateur latin (Cicéron, De l'invention, 2.153), d'un juriste (Alfénus, Digeste, 21.2.44), d'un érudit (Aulu-Gelle, Nuits attiques, 10.25.5), du graveur d'un sesterce de Néron (RIC 178 ; BnF). Au centre d'un faisceau d'images et de métaphores, suivre le langage d'Alfénus permet de découvrir qu'un poète lui a sans doute emprunté sa métaphore des « membres » d'un navire (Ovide, Métamorphoses, 14.539 sqq.) ; à son tour, le juriste s'est peut-être approprié un diminutif – parva navicula – qu'il avait entendu dans sa jeunesse dans un discours de Cicéron (Après son retour de l'exil, au peuple Romain 19-20). À travers ces liens, la pensée juridique se révèle ancrée dans la culture et la société qui l'entourent.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 03 Apr 2024 11:44:00 +0200</pubDate>
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            <title>04 - Sommes-nous les mêmes que la semaine dernière ? Le corps comme outil d'argumentation juridique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>04 - Sommes-nous les mêmes que la semaine dernière ? Le corps comme outil d'argumentation juridique</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Pour aborder un problème juridique, il faut d'abord des concepts pour le rendre maniable, puis le résoudre à la lumière des critères de valeur jugés préférables. Le juriste P. Alfenus Varus, consul en 39 av. J.-C. et personnalité de la scène politique et culturelle romaine, doit déterminer si le fait de changer quelques juges dans un jury modifie l'identité du jury et du procès (Digeste, 5.1.76). Une question d'identité dans le temps, donc. Comment la traiter ? Alfénus utilise la notion de corps développée par la philosophie grecque, qui les distingue selon qu'ils sont unitaires (comme une pierre), composés d'éléments cohérents (comme un navire) ou d'éléments séparés, mais conceptuellement considérés comme un seul corps (comme un peuple). Derrière cette question se cachent de profonds dilemmes philosophiques, notamment celui représenté par le navire de Thésée ou, plus troublant encore, celui concernant l'identité dans le temps de chacun d'entre nous. Pouvons-nous être considérés comme les mêmes qu'il y a une semaine, malgré le changement incessant de notre constitution physique ? L'idée du corps sert donc non seulement pour produire des métaphores permettant de nommer des concepts, mais aussi comme outil d'argumentation.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 27 Mar 2024 15:27:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>03 - Le corps et son contraire, les choses incorporelles. La voix, la famille sont-elles des corps ?</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>03 - Le corps et son contraire, les choses incorporelles. La voix, la famille sont-elles des corps ?</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>« C'est au langage, et au langage seul, que les entités fictives doivent leur existence, leur impossible et néanmoins indispensable existence ». On peut compléter ce propos de Jeremy Bentham, père de l'utilitarisme, en précisant que le langage, pour poursuivre ce but, se sert des métaphores et du corps. Le latin corpus dérive probablement du proto-indo-européen *ḱrp-os-, *ḱrp- Sa signification première est en fait le corps humain, du point de vue de son anatomie et de son aspect extérieur, par opposition à l'esprit. Mais de façon extensive, corpus en est venu à désigner le corps des animaux autres que l'homme, et aussi tous les êtres vivants organisés, puis tout objet matériel, quel qu'il soit. La polysémie du terme « corps » était telle que les anciens ont tenté de le définir, en le testant sur un cas précis, celui de la voix. La voix est-elle un corps ou bien est-elle un incorporel, se demande Aulu-Gelle (5.15). La discussion autour de la voix nous aide à prendre conscience du fait que le corps constitue l'image incontournable aussi pour dire son contraire. « Incorporel » n'est autre chose que le concept symétriquement inverse du corps. On ne peut penser une entité, réelle ou imaginaire, que si on lui donne ou on lui refuse un corps. Les juristes ont-ils aussi utilisé la catégorie des choses incorporelles. Gaius, notamment, en fait la (sous-)composante d'une triade qui se veut exhaustive de toute la matière juridique, personae, res, actiones. Cette démarche trace une ligne précise, de la métaphore à des notions abstraites. La pensée juridique tend d'abord à construire ses concepts à l'aide d'images corporelles (la notion d'obligation appartient à ce genre). Ensuite, dans une étape ultérieure, cette idée est transférée dans la catégorie des choses incorporelles. Cette oscillation permanente entre abstrait et concret peut prendre aussi une autre direction. C'est le cas lorsqu'un ensemble d'individus est conçu à son tour comme un seul corps. Le juriste Ulpien (D. 50.16.195.1-2, 4) cherche ainsi à définir les multiples significations du mot famille (familia) à l'aide de la notion de corps, mais aussi de sang et de mémoire. Les métaphores ne sont pas neutres : en tant que porteuses des idées provenant d'un domaine différent, elles ne s'en dépouillent jamais complètement et appellent d'autres métaphores.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 20 Mar 2024 17:00:00 +0100</pubDate>
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            <title>02 - Voir à travers les corps : métaphores corporelles et métaphores incarnées</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>02 - Voir à travers les corps : métaphores corporelles et métaphores incarnées</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>Après les métaphores, protagonistes de la première séance, c'est le corps qui va faire son entrée sur scène lors de ce cours. Le corps agit au moins de deux façons différentes en tant que matrice de métaphores et d'autres tropes. De nombreuses métaphores surgissent du fait que notre esprit est habitué à concevoir le monde à partir de notre condition d'êtres pourvus d'un corps. On parle à ce propos de métaphores « incarnées », motivées par des expériences sensori-motrices que nous avons tous vécues. D'autres métaphores – qu'on qualifie de « corporelles » – puisent en revanche dans un imaginaire issu d'une représentation mentale du corps, le nôtre et surtout celui d'autrui. Pour mieux comprendre à la fois ces types de métaphores et la pensée des juristes qui s'en servent pour parler du droit, on abordera notamment un texte du juriste Paul, actif au premier tiers du IIIe siècle après J.-C. (Digeste, 48, 20, 7). Il traite d'une question ardue, à savoir le sort de l'héritage d'une personne condamnée à mort ou, en tout cas, à une peine entraînant la confiscation de ses biens, si le condamné a des descendants. Les enfants doivent-ils perdre le patrimoine de leur parent ou doivent-ils le recevoir en héritage ? Intérêt public à la punition et intérêt privé à la transmission du patrimoine entrent ici en conflit. Le juriste parvient à une solution grâce à un discours riche en métaphores et autres tropes, qui non seulement rendent le langage très vivant, mais constituent un élément sur lequel s'appuie le raisonnement pour parvenir à une solution équitable.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 13 Mar 2024 15:53:00 +0100</pubDate>
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            <title>01 - Dire autre chose pour dire le droit. Introduction aux métaphores comme outil de pensée dans la Rome antique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p></p><p>Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine</p><p></p><p>01 - Dire autre chose pour dire le droit. Introduction aux métaphores comme outil de pensée dans la Rome antique</p><p></p><p>Résumé</p><p></p><p>La métaphore est le transport d'un mot de sa signification propre à une autre signification. Par elle, on exprime une idée au moyen d'un terme qui normalement en désigne une autre.</p><p></p><p>Il s'agit parfois d'une façon de rendre le discours plus élégant. D'autres fois, cela répond à une nécessité, parce qu'on manque de mots pour décrire de façon assez claire ce dont on veut parler.</p><p></p><p>Les sciences sont riches en métaphores et, plus largement, de tropes. Cela vaut aussi pour le droit, alors qu'on s'attendrait au contraire pour cette langue de précision. Mais le droit n'existe pas à l'état naturel : c'est une technique développée par les sociétés humaines pour réduire les conflits. Et justement, comme la plupart des figures juridiques n'existent pas à l'état naturel, pour les rendre plus compréhensibles, il faut les rapprocher de ce qui constitue déjà notre expérience, notamment le corps et ses parties. C'est une façon d'insérer l'indicible dans un cadre familier et, par ce biais, de l'appréhender.</p><p></p><p>C'est pourquoi souvent on parle d'autre chose pour parler de droit, en recourant à des métaphores et à d'autres tropes, comme lorsque les juristes romains disent « L'esclave ayant été manumis ne perd pas sa tête, parce qu'il n'avait pas de tête ». Un propos apparemment bizarre, mais qui avait une signification précise dans la langue juridique.</p><p></p><p>Quintilien, maître de l'art du discours, notait que nous avons tous recours à des métaphores, sans en être toujours conscients. C'est à ce même résultat que la linguistique cognitiviste est parvenue ces dernières décennies, notamment avec le livre fondateur de Lakoff et Johnson. Les métaphores – nous expliquent-ils – sont dans la vie quotidienne. Ce qui fait tout leur intérêt est que souvent, sous une métaphore, on devine un concept plus profond, voire une façon de concevoir le monde : par exemple, considérer le temps comme de l'argent ou un procès comme une bataille ou une loi comme pourvue de volonté. C'est en suivant cette voie, qui considère la métaphore corporelle comme un détecteur de modèles culturels, que le cours tentera de pénétrer la mentalité des juristes romains, de remonter à l'origine du droit, et au fond aussi de réfléchir à notre propre façon de penser la justice. Ce premier cours introduira le cadre méthodologique.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 06 Mar 2024 16:11:00 +0100</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Conclusions</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Conclusions</p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Dario Mantovani, Professeur du Collège de France</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 21:06:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Un projet récent de revue et ses perspectives : History of Classical Scholarship</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Un projet récent de revue et ses perspectives : History of Classical Scholarship</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Lorenzo Calvelli (Univ. Ca' Foscari, Venise)</p><p>Federico Santangelo (Newcastle University)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 21:05:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :Histoire et philologie : des Quaderni di storia à Philologie et liberté</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :Histoire et philologie : des Quaderni di storia à Philologie et liberté</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Luciano Canfora (Univ. de Bari)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 21:04:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :Réception de l'Antiquité et histoire de la philologie classique : Anabases</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :Réception de l'Antiquité et histoire de la philologie classique : Anabases</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Clément Bur (Univ. Toulouse II – Jean-Jaurès)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 21:03:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :Humanités numériques et philologie récente et contemporaine</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :Humanités numériques et philologie récente et contemporaine</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Matthieu Cassin (CNRS, IRHTirht)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 21:02:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :La tradition française dans la Revue de philologie</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? :La tradition française dans la Revue de philologie</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Philippe Moreau (Univ. Paris Est – Créteil)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Fri, 06 Oct 2023 21:01:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Une nouvelle encyclopédie en ligne sur la philologie grecque et latine ancienne</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Une nouvelle encyclopédie en ligne sur la philologie grecque et latine ancienne</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Franco Montanari (Univ. Gênes)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 21:05:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : L'édition et l'histoire de la philologie des textes chrétiens</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : L'édition et l'histoire de la philologie des textes chrétiens</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Stéphane Gioanni (Univ. Lumière – Lyon 2, HISOMA)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 21:04:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Le public des traductions : stratégies de la Pléiade et de folio Gallimard</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Le public des traductions : stratégies de la Pléiade et de folio Gallimard</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Philippe Heuzé (Univ. Sorbonne Nouvelle – Paris III)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 21:02:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Éditer, commenter et traduire : la CUF et l'éclairage de l'histoire de la philologie - Pour la série latine</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Éditer, commenter et traduire : la CUF et l'éclairage de l'histoire de la philologie</p><p>- Pour la série latine</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>John Scheid, Professeur du Collège de France</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 21:01:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Éditer, commenter et traduire : la CUF et l'éclairage de l'histoire de la philologie - Pour la série grecque</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Éditer, commenter et traduire : la CUF et l'éclairage de l'histoire de la philologie - Pour la série grecque</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Jacques Jouanna (Membre de l'Institut)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 21:00:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Évolution et convergences des méthodes philologiques : la Revue d'histoire des textes</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Évolution et convergences des méthodes philologiques : la Revue d'histoire des textes</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Jérémy Delmulle (CNRS, IRHT)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 19:03:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Le rôle de la BnF et des bibliothèques : accès, utilisation, évolution du public spécialisé et de la conservation</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Le rôle de la BnF et des bibliothèques : accès, utilisation, évolution du public spécialisé et de la conservation</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Christian Förstel (BnF – Département des manuscrits)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 19:02:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Parcours de la recherche au prisme de l'Année philologique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Parcours de la recherche au prisme de l'Année philologique</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Charles Guérin (Sorbonne Université)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 18:59:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Les histoires de la philologie classique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Les histoires de la philologie classique</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Stefania Montecalvo (Univ. de Foggia)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 18:57:00 +0200</pubDate>
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            <title>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Ouverture</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2023-2024</p><p>Colloque - Voies et voix de la philologie classique. Éditer les textes anciens : comment et pour quel public ? : Ouverture</p><p></p><p>Intervenants :</p><p></p><p>Thomas Römer, Professeur et administrateur du Collège de France</p><p>Dario Mantovani, Professeur du Collège de France</p><p>François Bougard (CNRS, Directeur IRHT)</p><p>Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD)</p><p></p><p>A. Voies de la philologie classique</p><p></p><p>Ce premier volet entend analyser succinctement les manières de narrer la longue histoire de la transmission des textes antiques et d'évoquer ses figures marquantes, mais aussi ses périodisations, ses concepts, ses modèles.</p><p></p><p>B. Voix de la philologie classique</p><p></p><p>Ce second volet donnera la parole à plusieurs représentants de l'édition des œuvres classiques et des études d'histoire de la philologie classique ; aux uns, il sera demandé de se pencher sur les tendances actuelles de l'art d'éditer, traduire et commenter les textes anciens ; aux autres, de retracer le parcours de plusieurs revues éclairant l'histoire de ce domaine scientifique.</p><p></p><p>Organisateurs : Dario Mantovani (Collège de France), Luigi-Alberto Sanchi (CNRS, IHD) et François Bougard (CNRS, IRHT).</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 18:55:00 +0200</pubDate>
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            <title>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident : Comprendre une transformation radicale et ses conséquences</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident</p><p>Comprendre une transformation radicale et ses conséquences</p><p></p><p>L'une des propositions les plus célèbres des sciences sociales occidentales est associée à Karl Marx. Selon Marx, le monde occidental a connu une profonde transition socio-économique après le déclin et la chute de l'Empire romain, passant de l'esclavage antique au féodalisme médiéval. Alors que les économies de l'ancien monde étaient fondées sur la propriété des êtres humains, les économies du Moyen Âge ont été fondées sur la seigneurie féodale de la terre. Marx n'était pas le seul à penser ainsi. De nombreux penseurs ont proposé leurs propres versions de la même affirmation, parmi lesquels des personnalités telles que Max Weber et Marc Bloch.</p><p></p><p>Cette interprétation classique du cours de l'histoire socio-économique occidentale est presque universellement rejetée aujourd'hui. Les chercheurs modernes ont démontré que les histoires socio-économiques des penseurs classiques étaient erronées. Les sociétés du monde antique n'avaient pas d'économies esclavagistes du type de celles imaginées par Marx ou Weber. Les chercheurs ne sont pas non plus disposés à qualifier le Moyen Âge de « féodal » comme le faisaient les penseurs classiques du passé. La grande hypothèse du passage de l'esclavage au féodalisme, aux yeux des chercheurs contemporains, a été fondamentalement réfutée.</p><p></p><p>Pourtant, en examinant les sources juridiques, nous découvrons de nombreux signes de changement qui rappellent les idées de Marx, Weber et Bloch. La Rome classique n'avait pas une économie marxiste de l'esclavage. Mais la formule paradigmatique pour revendiquer des droits de propriété était Je déclare que cet homme est à moi. Le droit romain, plus largement, était riche d'un langage et d'un symbolisme qui appartenaient à ce qu'Orlando Patterson appelle « l'idiome du pouvoir » de la relation maître / esclave. Le « féodalisme » ne s'est peut-être pas abattu sur l'Europe après la chute de l'Empire romain d'Occident. Mais le droit postclassique est indubitablement marqué par une orientation vers la propriété foncière, qui reste l'exemple paradigmatique de la propriété dans la plupart des cultures juridiques modernes. Les interprétations classiques de l'histoire occidentale sont-elles vraiment dénuées de vérité ?</p><p>Ces conférences soutiennent qu'il y a effectivement du vrai dans les interprétations classiques. L'Occident a réellement été façonné par le passage de la propriété des êtres humains à la propriété de la terre. Mais Marx et ses nombreux successeurs ont eu tort de penser que cette transformation appartenait à l'histoire économique. La grande transformation n'était pas une transformation des modes de production. C'était une transformation de l'imagination juridique. C'était une transformation dans la manière dont le droit occidental a résolu le profond mystère de ce que signifie être propriétaire.</p><p></p><p>Les conférences ont pour but de donner un sens à cette transformation. Elles commencent dans l'Antiquité, en analysant l'« idiome du pouvoir » des relations maître / esclave dans le droit romain antique. Ils se tournent ensuite vers le passage postclassique à une orientation vers la propriété de la terre. Les débuts de ce changement peuvent être datés de l'Antiquité tardive. Mais le processus de changement dans l'imaginaire juridique a été extraordinairement lent, n'atteignant son apogée qu'à la fin des XVIIIe et XIXe siècles, qui ont vu la disparition définitive de la propriété légitime des êtres humains. La fin de l'esclavage légal ne peut être comprise que dans le contexte de cette histoire immensément longue de changement de l'imagination juridique. Pour donner un sens à ce qui s'est passé, les conférences soutiennent que nous devons considérer non seulement l'histoire du droit, mais aussi l'histoire de la religion.</p><p></p><p>James Q. Whitman est professeur invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Dario Mantovani.</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 06 Jun 2023 18:09:00 +0200</pubDate>
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            <title>11 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « La nature n'a pas fait du soleil le bien de quelqu'un ». Épilogue</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>11 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « La nature n'a pas fait du soleil le bien de quelqu'un ». Épilogue</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 31 May 2023 22:16:00 +0200</pubDate>
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            <title>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident</p><p>À travers Marx et Weber, au-delà de Marx et Weber</p><p></p><p>L'une des propositions les plus célèbres des sciences sociales occidentales est associée à Karl Marx. Selon Marx, le monde occidental a connu une profonde transition socio-économique après le déclin et la chute de l'Empire romain, passant de l'esclavage antique au féodalisme médiéval. Alors que les économies de l'ancien monde étaient fondées sur la propriété des êtres humains, les économies du Moyen Âge ont été fondées sur la seigneurie féodale de la terre. Marx n'était pas le seul à penser ainsi. De nombreux penseurs ont proposé leurs propres versions de la même affirmation, parmi lesquels des personnalités telles que Max Weber et Marc Bloch.</p><p></p><p>Cette interprétation classique du cours de l'histoire socio-économique occidentale est presque universellement rejetée aujourd'hui. Les chercheurs modernes ont démontré que les histoires socio-économiques des penseurs classiques étaient erronées. Les sociétés du monde antique n'avaient pas d'économies esclavagistes du type de celles imaginées par Marx ou Weber. Les chercheurs ne sont pas non plus disposés à qualifier le Moyen Âge de « féodal » comme le faisaient les penseurs classiques du passé. La grande hypothèse du passage de l'esclavage au féodalisme, aux yeux des chercheurs contemporains, a été fondamentalement réfutée.</p><p></p><p>Pourtant, en examinant les sources juridiques, nous découvrons de nombreux signes de changement qui rappellent les idées de Marx, Weber et Bloch. La Rome classique n'avait pas une économie marxiste de l'esclavage. Mais la formule paradigmatique pour revendiquer des droits de propriété était Je déclare que cet homme est à moi. Le droit romain, plus largement, était riche d'un langage et d'un symbolisme qui appartenaient à ce qu'Orlando Patterson appelle « l'idiome du pouvoir » de la relation maître / esclave. Le « féodalisme » ne s'est peut-être pas abattu sur l'Europe après la chute de l'Empire romain d'Occident. Mais le droit postclassique est indubitablement marqué par une orientation vers la propriété foncière, qui reste l'exemple paradigmatique de la propriété dans la plupart des cultures juridiques modernes. Les interprétations classiques de l'histoire occidentale sont-elles vraiment dénuées de vérité ?</p><p>Ces conférences soutiennent qu'il y a effectivement du vrai dans les interprétations classiques. L'Occident a réellement été façonné par le passage de la propriété des êtres humains à la propriété de la terre. Mais Marx et ses nombreux successeurs ont eu tort de penser que cette transformation appartenait à l'histoire économique. La grande transformation n'était pas une transformation des modes de production. C'était une transformation de l'imagination juridique. C'était une transformation dans la manière dont le droit occidental a résolu le profond mystère de ce que signifie être propriétaire.</p><p></p><p>Les conférences ont pour but de donner un sens à cette transformation. Elles commencent dans l'Antiquité, en analysant l'« idiome du pouvoir » des relations maître / esclave dans le droit romain antique. Ils se tournent ensuite vers le passage postclassique à une orientation vers la propriété de la terre. Les débuts de ce changement peuvent être datés de l'Antiquité tardive. Mais le processus de changement dans l'imaginaire juridique a été extraordinairement lent, n'atteignant son apogée qu'à la fin des XVIIIe et XIXe siècles, qui ont vu la disparition définitive de la propriété légitime des êtres humains. La fin de l'esclavage légal ne peut être comprise que dans le contexte de cette histoire immensément longue de changement de l'imagination juridique. Pour donner un sens à ce qui s'est passé, les conférences soutiennent que nous devons considérer non seulement l'histoire du droit, mais aussi l'histoire de la religion.</p><p></p><p>James Q. Whitman est professeur invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Dario Mantovani.</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 30 May 2023 22:17:00 +0200</pubDate>
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            <title>10 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « L'équité est le retour à la loi naturelle, dans le silence, l'opposition ou l'obscurité des lois positives ». Le droit de nature comme discours.</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>10 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « L'équité est le retour à la loi naturelle, dans le silence, l'opposition ou l'obscurité des lois positives ».</p><p>Le droit de nature comme discours.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 24 May 2023 23:55:00 +0200</pubDate>
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            <title>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident</p><p>Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : une transformation en droit occidental</p><p></p><p>L'une des propositions les plus célèbres des sciences sociales occidentales est associée à Karl Marx. Selon Marx, le monde occidental a connu une profonde transition socio-économique après le déclin et la chute de l'Empire romain, passant de l'esclavage antique au féodalisme médiéval. Alors que les économies de l'ancien monde étaient fondées sur la propriété des êtres humains, les économies du Moyen Âge ont été fondées sur la seigneurie féodale de la terre. Marx n'était pas le seul à penser ainsi. De nombreux penseurs ont proposé leurs propres versions de la même affirmation, parmi lesquels des personnalités telles que Max Weber et Marc Bloch.</p><p></p><p>Cette interprétation classique du cours de l'histoire socio-économique occidentale est presque universellement rejetée aujourd'hui. Les chercheurs modernes ont démontré que les histoires socio-économiques des penseurs classiques étaient erronées. Les sociétés du monde antique n'avaient pas d'économies esclavagistes du type de celles imaginées par Marx ou Weber. Les chercheurs ne sont pas non plus disposés à qualifier le Moyen Âge de « féodal » comme le faisaient les penseurs classiques du passé. La grande hypothèse du passage de l'esclavage au féodalisme, aux yeux des chercheurs contemporains, a été fondamentalement réfutée.</p><p></p><p>Pourtant, en examinant les sources juridiques, nous découvrons de nombreux signes de changement qui rappellent les idées de Marx, Weber et Bloch. La Rome classique n'avait pas une économie marxiste de l'esclavage. Mais la formule paradigmatique pour revendiquer des droits de propriété était Je déclare que cet homme est à moi. Le droit romain, plus largement, était riche d'un langage et d'un symbolisme qui appartenaient à ce qu'Orlando Patterson appelle « l'idiome du pouvoir » de la relation maître / esclave. Le « féodalisme » ne s'est peut-être pas abattu sur l'Europe après la chute de l'Empire romain d'Occident. Mais le droit postclassique est indubitablement marqué par une orientation vers la propriété foncière, qui reste l'exemple paradigmatique de la propriété dans la plupart des cultures juridiques modernes. Les interprétations classiques de l'histoire occidentale sont-elles vraiment dénuées de vérité ?</p><p>Ces conférences soutiennent qu'il y a effectivement du vrai dans les interprétations classiques. L'Occident a réellement été façonné par le passage de la propriété des êtres humains à la propriété de la terre. Mais Marx et ses nombreux successeurs ont eu tort de penser que cette transformation appartenait à l'histoire économique. La grande transformation n'était pas une transformation des modes de production. C'était une transformation de l'imagination juridique. C'était une transformation dans la manière dont le droit occidental a résolu le profond mystère de ce que signifie être propriétaire.</p><p></p><p>Les conférences ont pour but de donner un sens à cette transformation. Elles commencent dans l'Antiquité, en analysant l'« idiome du pouvoir » des relations maître / esclave dans le droit romain antique. Ils se tournent ensuite vers le passage postclassique à une orientation vers la propriété de la terre. Les débuts de ce changement peuvent être datés de l'Antiquité tardive. Mais le processus de changement dans l'imaginaire juridique a été extraordinairement lent, n'atteignant son apogée qu'à la fin des XVIIIe et XIXe siècles, qui ont vu la disparition définitive de la propriété légitime des êtres humains. La fin de l'esclavage légal ne peut être comprise que dans le contexte de cette histoire immensément longue de changement de l'imagination juridique. Pour donner un sens à ce qui s'est passé, les conférences soutiennent que nous devons considérer non seulement l'histoire du droit, mais aussi l'histoire de la religion.</p><p></p><p>James Q. Whitman est professeur invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Dario Mantovani.</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 23 May 2023 14:24:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>09 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Nous sommes un fardeau pour le monde, alors que la Nature n'est plus capable de nous soutenir ». Regards romains sur l'environnement, entre savoirs pratiques, morale</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>09 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Nous sommes un fardeau pour le monde, alors que la Nature n'est plus capable de nous soutenir ». Regards romains sur l'environnement, entre savoirs pratiques, morale</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 17 May 2023 07:26:00 +0200</pubDate>
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            <title>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident : Posséder des hommes, posséder des terres : deux modes primitifs de l'imagination juridique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>Conférence - James Q. Whitman : Des maîtres d'esclaves aux seigneurs de terres : la transformation du droit de la propriété en Occident</p><p></p><p>Posséder des hommes, posséder des terres : deux modes primitifs de l'imagination juridique</p><p></p><p>L'une des propositions les plus célèbres des sciences sociales occidentales est associée à Karl Marx. Selon Marx, le monde occidental a connu une profonde transition socio-économique après le déclin et la chute de l'Empire romain, passant de l'esclavage antique au féodalisme médiéval. Alors que les économies de l'ancien monde étaient fondées sur la propriété des êtres humains, les économies du Moyen Âge ont été fondées sur la seigneurie féodale de la terre. Marx n'était pas le seul à penser ainsi. De nombreux penseurs ont proposé leurs propres versions de la même affirmation, parmi lesquels des personnalités telles que Max Weber et Marc Bloch.</p><p></p><p>Cette interprétation classique du cours de l'histoire socio-économique occidentale est presque universellement rejetée aujourd'hui. Les chercheurs modernes ont démontré que les histoires socio-économiques des penseurs classiques étaient erronées. Les sociétés du monde antique n'avaient pas d'économies esclavagistes du type de celles imaginées par Marx ou Weber. Les chercheurs ne sont pas non plus disposés à qualifier le Moyen Âge de « féodal » comme le faisaient les penseurs classiques du passé. La grande hypothèse du passage de l'esclavage au féodalisme, aux yeux des chercheurs contemporains, a été fondamentalement réfutée.</p><p></p><p>Pourtant, en examinant les sources juridiques, nous découvrons de nombreux signes de changement qui rappellent les idées de Marx, Weber et Bloch. La Rome classique n'avait pas une économie marxiste de l'esclavage. Mais la formule paradigmatique pour revendiquer des droits de propriété était Je déclare que cet homme est à moi. Le droit romain, plus largement, était riche d'un langage et d'un symbolisme qui appartenaient à ce qu'Orlando Patterson appelle « l'idiome du pouvoir » de la relation maître / esclave. Le « féodalisme » ne s'est peut-être pas abattu sur l'Europe après la chute de l'Empire romain d'Occident. Mais le droit postclassique est indubitablement marqué par une orientation vers la propriété foncière, qui reste l'exemple paradigmatique de la propriété dans la plupart des cultures juridiques modernes. Les interprétations classiques de l'histoire occidentale sont-elles vraiment dénuées de vérité ?</p><p>Ces conférences soutiennent qu'il y a effectivement du vrai dans les interprétations classiques. L'Occident a réellement été façonné par le passage de la propriété des êtres humains à la propriété de la terre. Mais Marx et ses nombreux successeurs ont eu tort de penser que cette transformation appartenait à l'histoire économique. La grande transformation n'était pas une transformation des modes de production. C'était une transformation de l'imagination juridique. C'était une transformation dans la manière dont le droit occidental a résolu le profond mystère de ce que signifie être propriétaire.</p><p></p><p>Les conférences ont pour but de donner un sens à cette transformation. Elles commencent dans l'Antiquité, en analysant l'« idiome du pouvoir » des relations maître / esclave dans le droit romain antique. Ils se tournent ensuite vers le passage postclassique à une orientation vers la propriété de la terre. Les débuts de ce changement peuvent être datés de l'Antiquité tardive. Mais le processus de changement dans l'imaginaire juridique a été extraordinairement lent, n'atteignant son apogée qu'à la fin des XVIIIe et XIXe siècles, qui ont vu la disparition définitive de la propriété légitime des êtres humains. La fin de l'esclavage légal ne peut être comprise que dans le contexte de cette histoire immensément longue de changement de l'imagination juridique. Pour donner un sens à ce qui s'est passé, les conférences soutiennent que nous devons considérer non seulement l'histoire du droit, mais aussi l'histoire de la religion.</p><p></p><p>James Q. Whitman est professeur invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Dario Mantovani.</p>]]></description>
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            <pubDate>Tue, 16 May 2023 07:28:00 +0200</pubDate>
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            <title>08 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : Lucrèce et un contrat naturel qui n'en est pas un</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>08 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : Lucrèce et un contrat naturel qui n'en est pas un</p><p></p><p>Pour établir une relation plus saine avec le monde qui nous entoure et dont nous faisons partie, les hommes devraient-ils passer un contrat avec les animaux et l'ensemble de l'écosystème ? C'est le "contrat naturel" proposé par Michel Serres, dans le cadre d'un mouvement plus général qui prône la personnification des objets naturels et la reconnaissance qu'ils sont titulaires de droits, notamment le droit à l'existence. Presque indépendamment, de nombreux chercheurs, surtout américains, ont cru trouver une préfiguration et une confirmation de ce type de contrat ("the animal contract") dans un passage du poème De la Nature de Lucrèce (5.855-877). L'analyse des vers du poète épicurien du Ier siècle avant J.-C. montre cependant qu'il avait à l'esprit un autre modèle, celui de la tutelle (tutela), similaire à celui de la tutelle des mineurs incapables de se défendre (et de la législation sur la protection des animaux) . Une définition que le juriste Servius Sulpicius Rufus donne de la tutela et qui trouve un écho dans la poésie lucrétienne permet de mieux cerner les contours juridiques les enjeux pratiques de la question.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 10 May 2023 18:49:00 +0200</pubDate>
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            <title>07 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « … aussi longtemps que dure l'intention de revenir ». Abeilles, colombes et cerfs : des animaux à la lisière du droit</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>07 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne :« … aussi longtemps que dure l'intention de revenir ». Abeilles, colombes et cerfs : des animaux à la lisière du droit</p><p></p><p>Après avoir étudié les deux catégories fondamentales des animaux domestiques et des animaux sauvages, le cours portera sur des catégories intermédiaires. Nous nous intéresserons notamment à un étrange groupe d'animaux qui ont l'habitude d'aller et de revenir, dans un va-et-vient entre nature et culture, entre liberté et propriété, qui, comme toute zone grise, met en question les catégories trop rigides, mais en même temps contribue à les valider.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 19 Apr 2023 20:44:00 +0200</pubDate>
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            <title>06 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : Classer les animaux pour mieux se les approprier. Jalons pour une « zoologie juridique » romaine</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>06 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : Classer les animaux pour mieux se les approprier. Jalons pour une « zoologie juridique » romaine</p><p></p><p>Pourquoi le Code rural de 2010 précise-t-il que les volailles et autres animaux de basse-cour restent notre propriété même si nous les avons perdus de vue ? C'est un legs implicite du droit romain, qui distingue les animaux dont nous conservons la propriété une fois pour toutes et les animaux sur lesquels notre contrôle ne s'exerce que tant que nous en conservons la maîtrise physique, ne serait-ce que par notre regard. Pour parvenir à ce résultat, une taxonomie articulée des animaux apparaît dans les textes des juristes romains. Elle distingue d'abord les animaux sauvages et les animaux domestiqués, puis procède à d'autres distinctions dont le cours montrera la richesse et les nuances. Dans cette taxonomie, les critères zoologiques, morphologiques et éthologiques, coexistent avec des considérations économiques, attentives à mesurer le rôle de chaque animal dans l'économie romaine. C'est une classification par laquelle les juristes jettent leur filet conceptuel sur le règne animal. Mais c'est aussi une voie féconde, et peu explorée, pour appréhender la mentalité des Romains face au vivant et pour en repérer les traces jusqu'à nous.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 12 Apr 2023 12:13:00 +0200</pubDate>
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            <title>05 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Les bêtes étant dépourvues d'entendement, ne peuvent pas avoir intention de nuire »</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>05 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Les bêtes étant dépourvues d'entendement, ne peuvent pas avoir intention de nuire »</p><p></p><p>Quelles sont les conséquences juridiques d'un dommage causé par une bête à une chose ou à un homme ou à une autre bête qui appartient à quelqu'un ? Qui est responsable de ce dommage en droit romain ? Surtout, quelle conception des animaux transparaît de ce régime juridique ? Le cours répondra à ces questions à travers les réflexions du juriste Ulpien. Nous en tirerons la conclusion que les juristes romains accordaient aux animaux (domestiques), tout en leur niant l'entendement, la possibilité de s'écarter du comportement naturel typique de leur espèce. L'éthologie, pour ainsi dire, est tout de même mise au service de la résolution d'un conflit d'intérêts entre propriétaires.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 05 Apr 2023 08:47:00 +0200</pubDate>
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            <title>04 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Nous sommes appelés d'un seul nom naturel, c'est-à-dire hommes ». Liberté et esclavage entre nature et droit</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>04 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Nous sommes appelés d'un seul nom naturel, c'est-à-dire hommes ». Liberté et esclavage entre nature et droit</p><p></p><p>Les juristes romains – en particulier Florentin et Ulpien – proposent une définition de la liberté qui se situe entre nature et droit. Leurs définitions ont influencé la conception moderne des droits de l'homme. Mais pour les juristes romains, reconnaître qu'il existe une liberté par nature revient à créer un espace où le rôle des esclaves peut être pris en compte sans modifier leur soumission « contre nature » au pouvoir d'autrui.</p><p></p><p>La catégorie de « persona » permet aux juristes d'envisager les êtres humains de manière très variée, sans les enfermer dans une condition unique. L'homme devient ainsi un rôle, comme les acteurs romains qui portaient un masque, et en portant le masque devenaient le personnage qu'ils interprétaient. Le signe que la condition des hommes, d'abord unique, se diversifie ensuite et se segmente, est constitué par la multiplication des noms, qui servent à distinguer, à ségréguer. « Et alors que nous sommes appelés d'un seul nom naturel, c'est-à-dire hommes, selon le droit des gens il vint à en exister trois sortes : les libres, leur contraire les esclaves et un troisième genre, les affranchis ». Nommer c'est donc instituer.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 29 Mar 2023 08:54:00 +0200</pubDate>
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            <title>03 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Le droit naturel est celui que la nature a enseigné à tous les animaux ». Les racines romaines de l'anthropocentrisme juridique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>03 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : « Le droit naturel est celui que la nature a enseigné à tous les animaux ». Les racines romaines de l'anthropocentrisme juridique</p><p></p><p>Sur la toile de fond de la conception romaine de la « natura », et notamment du De natura deorum de Cicéron, le cours proposera une interprétation d'un texte célèbre, puissant et énigmatique, d'Ulpien (D. 1.1.3-4 et D. 1.1.6). Trois catégories de droit y sont distinguées : le droit naturel, le droit des gens et le droit civil. Ce texte est à la base de l'élaboration moderne du jusnaturalisme. S'il peut donner parfois l'impression de placer les hommes et les autres animaux dans un même écosystème juridique, il exprime en réalité la centralité des hommes en tant qu'êtres doués de raison.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 22 Mar 2023 11:23:00 +0100</pubDate>
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            <title>02 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : La nature de la « natura » : la vision romaine d'une nature intérieure</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p></p><p>02 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : La nature de la « natura » : la vision romaine d'une nature intérieure</p><p></p><p>La nature aujourd'hui est souvent comprise comme environnement, ensemble physique externe qui entoure les hommes. Pour les anciens, la physis / natura était une force vivifiante immanente ; selon une définition d'Aristote, « un principe et une cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside immédiatement ». Le spectacle harmonieux du vivant et des corps célestes était le lieu où les philosophes voyaient cette natura, en tant que puissance immanente. Mais cette nature produit des effets différents selon les êtres. C'est seulement aux humains et aux dieux qu'elle apporte aussi la raison, ce qui implique une échelle du vivant et la conception que le monde est au service des hommes (et des dieux).</p><p></p><p>Selon la réception romaine de l'idée de physis, notamment dans le sillage de la doctrine stoïcienne, la natura est donc aussi à la base de l'éthique. D'où, enfin, la configuration anthropocentrique aussi du droit.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 15 Mar 2023 17:06:00 +0100</pubDate>
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            <title>01 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : Les mules de Rome et les chevaux de l'Uttarakhand. Que peut l'histoire du droit pour repenser notre rapport à la Nature ?</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2022-2023</p><p>01 - Droit de nature, nature sans droits. Les implicites romains de la pensée moderne : Les mules de Rome et les chevaux de l'Uttarakhand. Que peut l'histoire du droit pour repenser notre rapport à la Nature ?</p><p></p><p>Ce premier cours nous conduit des pentes de l'Himalaya, entre Inde et Népal, de nos jours, au Clivus Capitolinus qui mène au Capitole de la Rome antique au Ier siècle av. J.-C. Des époques et des lieux différents, mais avec des problèmes similaires : des chevaux et des mules tirant des charrettes chargées de marchandises et de passagers, qui soulèvent des préoccupations de santé pour les animaux et aussi pour les humains. Le droit est mobilisé dans les deux cas – la Haute Cour de l'Uttarahkhand et le juriste Alfenus Varus – mais avec des solutions très différentes. Rien d'étonnant, car, dans l'Inde contemporaine et la Rome de Jules César, les idéologies et les valeurs sont dissemblables. Si hier les aspects patrimoniaux étaient surtout pris en considération, aujourd'hui on va même jusqu'à attribuer une personnalité juridique à l'ensemble du règne animal afin de mieux le protéger. Au-delà des faits similaires, et au-delà des solutions différentes, un point crucial unit cependant les deux affaires, c'est-à-dire les catégories juridiques utilisées pour les résoudre, notamment la notion de personnalité juridique, qui remonte à la persona du droit romain. On arrive donc au cœur du cours de cette année, que cette première séance veut introduire. L'histoire du droit permet de comprendre si la persistance de catégories qui nous viennent de l'antiquité romaine et de notre tradition peut aider ou au contraire entraver la transition juridique en cours, censée accompagner la transition vers un rapport au monde plus équilibré.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 08 Mar 2023 18:16:00 +0100</pubDate>
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            <title>12 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 01 Jun 2022 10:13:00 +0200</pubDate>
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            <title>11 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 25 May 2022 12:44:00 +0200</pubDate>
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            <title>10 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 18 May 2022 12:44:00 +0200</pubDate>
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            <title>09 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 11 May 2022 12:44:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>08 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 20 Apr 2022 19:33:00 +0200</pubDate>
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            <title>07 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 13 Apr 2022 19:33:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>06 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 06 Apr 2022 07:57:00 +0200</pubDate>
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            <title>05 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 30 Mar 2022 18:46:00 +0200</pubDate>
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            <title>04 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 23 Mar 2022 18:46:00 +0100</pubDate>
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            <title>03 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 16 Mar 2022 17:05:00 +0100</pubDate>
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            <title>02 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 09 Mar 2022 09:32:00 +0100</pubDate>
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            <title>01 - Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2021-2022</p><p>Du bon usage de la richesse. Le droit comme économie morale à Rome</p><p></p><p>Les Anciens avaient une idée de l'économie différente de la nôtre : elle faisait partie de la philosophie, notamment de l'éthique. Elle était l'art du « bon usage des richesses » : « bon », car l'économie, en tant qu'administration des biens du foyer, dans leur dimension à la fois humaine et matérielle, avait un objectif précis, le bien-vivre au sens moral.</p><p></p><p>Les moyens d'acquisition des richesses – le commerce, les échanges, les contrats – devaient eux aussi être « beaux et justes ». C'est pourquoi le droit romain, qui posait les règles valables dans ce domaine, peut être lu comme une technique du bon et du juste pour acquérir et gérer un patrimoine.</p><p></p><p>Ainsi, par rapport à nos conceptions, la relation entre droit et économie s'inverse. Aujourd'hui, on tend souvent à analyser le droit par le biais de la science économique, pour le mettre à son service, dans un but d'efficience. Dans un monde comme celui de l'Empire romain, qui ne connaissait pas de science économique au sens contemporain, c'était le droit qui fournissait les critères d'action et de choix ; ce que la justice, en tant que valeur morale et sociale, visait, tenait la place actuelle de la maximisation du profit.</p><p></p><p>Les cours, à travers une histoire des mentalités, des institutions, des modes de vie anciens, analyseront la société romaine grâce aux savoirs qu'elle a développés pour se penser.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 02 Mar 2022 09:32:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>13 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>En cette année du quarantième anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France, alors que son application recule lentement dans le monde, comme le montre l'adhésion des États à la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU pour l'établissement d'un moratoire sur la peine de mort (16 décembre 2020), que peut nous apprendre la lecture des sources romaines, notamment juridiques, sur le rapport entre équité, sanction pénale et vengeance ? Comment justifier la mise à mort de quatre cents esclaves, pour l'assassinat du maître par un seul d'entre eux, comme le voudrait la norme (le sénatus-consulte Silanien) ? C'est sur cela que porte le raisonnement du juriste Cassius Longinus, exposé lors de la discussion de ce cas effrayant au Sénat en 61 de notre ère. Ce cours invite à analyser le ressort de cette décision implacable qui conduisit à l'exécution, malgré l'opposition populaire, de la famille servile du sénateur assassiné : « Tout grand châtiment a quelque chose d'inéquitable, à l'égard des individus, mais est compensé par l'utilité générale », dit Cassius. Son raisonnement nous ramène au débat sur la peine de mort. Comment comprendre l'utilité commune ? Et peut-on accepter que le désir de vengeance l'emporte sur l'équité ?</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 26 May 2021 08:18:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>12 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>En cette année du quarantième anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France, alors que son application recule lentement dans le monde, comme le montre l'adhésion des États à la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU pour l'établissement d'un moratoire sur la peine de mort (16 décembre 2020), que peut nous apprendre la lecture des sources romaines, notamment juridiques, sur le rapport entre équité, sanction pénale et vengeance ? Comment justifier la mise à mort de quatre cents esclaves, pour l'assassinat du maître par un seul d'entre eux, comme le voudrait la norme (le sénatus-consulte Silanien) ? C'est sur cela que porte le raisonnement du juriste Cassius Longinus, exposé lors de la discussion de ce cas effrayant au Sénat en 61 de notre ère. Ce cours invite à analyser le ressort de cette décision implacable qui conduisit à l'exécution, malgré l'opposition populaire, de la famille servile du sénateur assassiné : « Tout grand châtiment a quelque chose d'inéquitable, à l'égard des individus, mais est compensé par l'utilité générale », dit Cassius. Son raisonnement nous ramène au débat sur la peine de mort. Comment comprendre l'utilité commune ? Et peut-on accepter que le désir de vengeance l'emporte sur l'équité ?</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 19 May 2021 08:18:00 +0200</pubDate>
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            <title>11 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Dans le tout premier passage du Digeste de Justinien, Ulpien qualifie les juristes de prêtres de la justice (iustitia), mais il faut reconnaître qu'en réalité ils sont plutôt les adeptes de l'équité (aequitas). Les nombres ne mentent pas : dans leurs écrits le mot iustitia n'est évoqué que huit fois, l'aequitas l'est au moins dix fois plus. Ce choix lexical nous offre un fil à suivre pour comprendre ce qui lie les juristes à la culture antique. Si l'on prend à titre de comparaison le corpus cicéronien – très varié par ses genres – iustitia se polarise dans ses traités philosophiques, aequitas se retrouve essentiellement dans ses traités rhétoriques et ses discours judiciaires. On comprend ainsi que l'équité est un mot de la rhétorique. Cela nous autorise à tenter une lecture par rapprochement. Le cours analyse le sens que les juristes attribuent à aequitas à la lumière de la définition (ou plutôt déconstruction) à laquelle Cicéron le soumet justement dans le cadre de la théorie rhétorique, en particulier dans le De inventione. Au miroir de la pensée cicéronienne, on arrive à mieux cerner ce que les juristes comprenaient par aequitas quand ils s'en servaient dans l'élaboration du droit. Bien loin d'être un mot creux, comme on le croit parfois, c'est une notion puissante qui prend ainsi forme et devient visible : un critère de décision inséré dans une vision précise des liens sociaux.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 12 May 2021 08:18:00 +0200</pubDate>
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            <title>10 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Insaisissable : l'équité est une notion qui semble défier toute définition. Pourtant, le jeune Cicéron, alors étudiant en rhétorique, a essayé de resserrer l'équité dans un réseau de notions, en dessinant une carte des « parties du droit ». En suivant la topographie qu'il établit dans le De Inventione (2.65-68 ; cf. 2.160-162) un bon orateur devait être en mesure de trouver des arguments pour persuader les juges, en prenant comme boussole l'équité. Mais la carte dressée par Cicéron est très complexe, parce qu'elle s'inscrit dans une théorie plus large, philosophique, à l'intérieur de laquelle l'équité se rattache à la vertu de la justice. Et la vertu de la justice s'élargit à son tour en une conception de l'homme en société, une vraie anthropologie, sans laquelle l'idée de justice demeure creuse.</p><p></p><p>Cette complexité impose, pour se retrouver dans la topographie du droit de Cicéron, de nous confier à un guide. Jean-Louis Ferrary en a offert la lecture la plus persuasive, qui sera le fondement aussi de notre interprétation. Ce cours est également l'occasion de rendre hommage à ce grand savant, disparu l'année dernière (5 mai 1948 - 9 août 2020), dont les œuvres continuent à nous éclairer.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 05 May 2021 07:57:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>09 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Parfois, les exercices scolaires, avec leurs paradoxes et leurs exagérations, peuvent aider à saisir des concepts complexes. C'est ce qui se produit avec les déclamations latines, courts discours nés dans les écoles de rhétorique. Elles représentent des voies pour s'approcher de la mentalité et de la culture romaines, et ont pour cela attiré toujours plus l'attention des chercheurs ces dernières années. La Déclamation mineure 261 (Declamatio minor) – œuvre de Quintilien ou de l'un de ses émules, écrite probablement à la fin du Ier ou au IIe siècle apr. J.-C. – discute une proposition de loi imaginaire, qui vise à redistribuer tous les biens entre les citoyens, pour rendre égaux les patrimoines (et empêcher ainsi toute tentative de s'emparer du pouvoir politique grâce à sa richesse). La déclamation nous accompagne dans une critique serrée de ce projet, jusqu'au point central : rendre égaux les patrimoines violerait la raison d'être du droit. Le droit naît précisément de la volonté de garantir à chacun la conservation de ses biens, ce qui est la fonction de l'équité. L'égalité est en revanche mise à nu comme un facteur contradictoire avec le droit. Proposer d'égaliser les patrimoines sert donc de contre-modèle pour faire émerger – aux yeux des Romains, mais aussi d'une longue tradition moderne, juridique, philosophique, historiographique – le lien archétypique entre droit et protection de la propriété privée.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 14 Apr 2021 08:12:00 +0200</pubDate>
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            <title>08 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Parfois, les exercices scolaires, avec leurs paradoxes et leurs exagérations, peuvent aider à saisir des concepts complexes. C'est ce qui se produit avec les déclamations latines, courts discours nés dans les écoles de rhétorique. Elles représentent des voies pour s'approcher de la mentalité et de la culture romaines, et ont pour cela attiré toujours plus l'attention des chercheurs ces dernières années. La Déclamation mineure 261 (Declamatio minor) – œuvre de Quintilien ou de l'un de ses émules, écrite probablement à la fin du Ier ou au IIe siècle apr. J.-C. – discute une proposition de loi imaginaire, qui vise à redistribuer tous les biens entre les citoyens, pour rendre égaux les patrimoines (et empêcher ainsi toute tentative de s'emparer du pouvoir politique grâce à sa richesse). La déclamation nous accompagne dans une critique serrée de ce projet, jusqu'au point central : rendre égaux les patrimoines violerait la raison d'être du droit. Le droit naît précisément de la volonté de garantir à chacun la conservation de ses biens, ce qui est la fonction de l'équité. L'égalité est en revanche mise à nu comme un facteur contradictoire avec le droit. Proposer d'égaliser les patrimoines sert donc de contre-modèle pour faire émerger – aux yeux des Romains, mais aussi d'une longue tradition moderne, juridique, philosophique, historiographique – le lien archétypique entre droit et protection de la propriété privée.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 07 Apr 2021 08:12:00 +0200</pubDate>
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            <title>07 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Parfois, les exercices scolaires, avec leurs paradoxes et leurs exagérations, peuvent aider à saisir des concepts complexes. C'est ce qui se produit avec les déclamations latines, courts discours nés dans les écoles de rhétorique. Elles représentent des voies pour s'approcher de la mentalité et de la culture romaines, et ont pour cela attiré toujours plus l'attention des chercheurs ces dernières années. La Déclamation mineure 261 (Declamatio minor) – œuvre de Quintilien ou de l'un de ses émules, écrite probablement à la fin du Ier ou au IIe siècle apr. J.-C. – discute une proposition de loi imaginaire, qui vise à redistribuer tous les biens entre les citoyens, pour rendre égaux les patrimoines (et empêcher ainsi toute tentative de s'emparer du pouvoir politique grâce à sa richesse). La déclamation nous accompagne dans une critique serrée de ce projet, jusqu'au point central : rendre égaux les patrimoines violerait la raison d'être du droit. Le droit naît précisément de la volonté de garantir à chacun la conservation de ses biens, ce qui est la fonction de l'équité. L'égalité est en revanche mise à nu comme un facteur contradictoire avec le droit. Proposer d'égaliser les patrimoines sert donc de contre-modèle pour faire émerger – aux yeux des Romains, mais aussi d'une longue tradition moderne, juridique, philosophique, historiographique – le lien archétypique entre droit et protection de la propriété privée.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 31 Mar 2021 18:59:00 +0200</pubDate>
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            <title>06 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Parfois, les exercices scolaires, avec leurs paradoxes et leurs exagérations, peuvent aider à saisir des concepts complexes. C'est ce qui se produit avec les déclamations latines, courts discours nés dans les écoles de rhétorique. Elles représentent des voies pour s'approcher de la mentalité et de la culture romaines, et ont pour cela attiré toujours plus l'attention des chercheurs ces dernières années. La Déclamation mineure 261 (Declamatio minor) – œuvre de Quintilien ou de l'un de ses émules, écrite probablement à la fin du Ier ou au IIe siècle apr. J.-C. – discute une proposition de loi imaginaire, qui vise à redistribuer tous les biens entre les citoyens, pour rendre égaux les patrimoines (et empêcher ainsi toute tentative de s'emparer du pouvoir politique grâce à sa richesse). La déclamation nous accompagne dans une critique serrée de ce projet, jusqu'au point central : rendre égaux les patrimoines violerait la raison d'être du droit. Le droit naît précisément de la volonté de garantir à chacun la conservation de ses biens, ce qui est la fonction de l'équité. L'égalité est en revanche mise à nu comme un facteur contradictoire avec le droit. Proposer d'égaliser les patrimoines sert donc de contre-modèle pour faire émerger – aux yeux des Romains, mais aussi d'une longue tradition moderne, juridique, philosophique, historiographique – le lien archétypique entre droit et protection de la propriété privée.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 24 Mar 2021 18:59:00 +0100</pubDate>
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            <title>05 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Parfois, les exercices scolaires, avec leurs paradoxes et leurs exagérations, peuvent aider à saisir des concepts complexes. C'est ce qui se produit avec les déclamations latines, courts discours nés dans les écoles de rhétorique. Elles représentent des voies pour s'approcher de la mentalité et de la culture romaines, et ont pour cela attiré toujours plus l'attention des chercheurs ces dernières années. La Déclamation mineure 261 (Declamatio minor) – œuvre de Quintilien ou de l'un de ses émules, écrite probablement à la fin du Ier ou au IIe siècle apr. J.-C. – discute une proposition de loi imaginaire, qui vise à redistribuer tous les biens entre les citoyens, pour rendre égaux les patrimoines (et empêcher ainsi toute tentative de s'emparer du pouvoir politique grâce à sa richesse). La déclamation nous accompagne dans une critique serrée de ce projet, jusqu'au point central : rendre égaux les patrimoines violerait la raison d'être du droit. Le droit naît précisément de la volonté de garantir à chacun la conservation de ses biens, ce qui est la fonction de l'équité. L'égalité est en revanche mise à nu comme un facteur contradictoire avec le droit. Proposer d'égaliser les patrimoines sert donc de contre-modèle pour faire émerger – aux yeux des Romains, mais aussi d'une longue tradition moderne, juridique, philosophique, historiographique – le lien archétypique entre droit et protection de la propriété privée.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 17 Mar 2021 08:39:00 +0100</pubDate>
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            <title>04 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Quel rapport existe-t-il entre droit à l'eau et droit de vote ? Et entre les catégories de la philosophie politique et les règles de coexistence établies par une communauté rurale d'une région périphérique de l'Empire romain ? Tout repose sur la dynamique entre équité et égalité.</p><p></p><p>C'est encore Caton l'Ancien qui nous guide dans la compréhension du rapport entre ces deux notions, avec son propos qui les met en relation et quasiment en opposition. Ce cours examinera la seconde partie du propos catonien, dédiée à l'équité : c'est elle qui doit veiller à la distribution des distinctions sociales, en termes de renommée et de charges politiques, proportionnellement aux mérites personnels de chacun.</p><p></p><p>Équité et égalité semblent toutefois entrer en contradiction : chaque citoyen – nous dit Caton – jouit de droits politiques égaux ; son poids politique varie pourtant en fonction de sa richesse (et de la vertu, entendue comme adéquation aux normes de comportements socialement acceptés). En réalité, c'est la structure des comices centuriates qui permet l'articulation entre égalité et équité, transformant les différences de richesse (et d'âge) en un poids différencié dans le vote. Égaliser serait – dit Cicéron, reprenant Platon – inique.</p><p></p><p>Des siècles plus tard, ce même mécanisme se retrouve appliqué dans une zone rurale de l'Empire romain, l'Espagne citérieure, où un règlement qui définit les droits et les devoirs des bénéficiaires de l'accès à l'eau (la lex rivi Hiberiensis) se fonde sur les mêmes principes théorisés par la philosophie grecque, par Caton et par Cicéron : avoir plus d'accès à l'eau comporte davantage d'obligations d'entretien des canaux. Entre vie sociale et réflexion politique, la conception romaine de la justice se dessine et s'offre, en contrepoint, comme voie d'accès au lexique de la modernité.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 10 Mar 2021 08:39:00 +0100</pubDate>
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            <title>03 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>L'équité est souvent employée comme un mot d'ordre capable de rectifier les déséquilibres inhérents à la société. C'est pourtant avec l'inégalité qu'elle a un rapport privilégié, plus qu'avec l'égalité. En tant que notion à laquelle on demande de rétablir une situation de départ qui a été altérée, ou de distribuer à chacun selon ses mérites, l'équité a souvent pour effet de reproduire les inégalités originaires et non de les corriger.</p><p></p><p>La beauté de l'égalité et le dynamisme de l'équité sont au cœur d'une phrase marquante de Caton l'Ancien qui, au début du IIe siècle av. J.-C., décrit toute une vision de son monde idéal, capable à la fois d'intégrer dimension collective et élan individuel. Dans un premier mouvement, Caton nous présente ainsi les domaines de l'égalité, c'est-à-dire « le droit, la liberté et la chose publique », pour dessiner, dans un deuxième mouvement, le champ du mérite, la recherche individuelle « de la gloire et des honneurs », où l'égalité cède le pas à l'équité. Déconstruire ce propos nous entraîne dans un lexique politique d'une étonnante précision, grâce à l'un des protagonistes d'une société en train de s'affirmer comme un empire méditerranéen et de repenser ses propres hiérarchies internes.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 03 Mar 2021 08:39:00 +0100</pubDate>
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       <item>
            <title>02 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2020-2021</p><p>L'équité. Histoire romaine du désir de justice</p><p></p><p>Faute de la retrouver aisément sur terre, hommes et femmes se sont souvent employés à peindre la justice. Du philosophe stoïcien Chrysippe à Andrea Mantegna, en passant par les monnaies romaines, les images donnent corps au désir de justice et nous aident à saisir les contours des concepts. Un constat se dessine : bien qu'intimement liées, pour les Romains justice et équité sont deux idées distinctes, et les mots en gardent l'empreinte. Si justice se relie au droit (ius), à l'origine de l'équité se trouve l'adjectif aequus (-a / -um), qui signifie « uniforme », « plat » dans un sens horizontal. Aequus est donc doué d'une grande capacité métaphorique, déclenchée par l'idée d'équilibre, de « symétrie ». Cela se manifeste dans de nombreux domaines, notamment celui des poids, car aequus exprime bien la relation de correspondance (qui n'est pas forcément l'« égalité ») entre un objet et un autre. Les juristes romains s'en emparent – et la lecture de deux textes exemplaires nous fait entrer dans le vif de leur pensée –, car pour eux il s'agit également de compter et peser, pour retrouver un équilibre dans la société (politique), dont les conflits d'intérêt menacent de dissoudre les liens. C'est en parlant d'équité et de justice, que l'on saisit toute la vérité de ce propos : « comprendre une parole, c'est la faire comprendre à l'autre ».</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 24 Feb 2021 13:36:00 +0100</pubDate>
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            <title>01 - L'équité. Histoire romaine du désir de justice</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2019-2020</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 11 Mar 2020 12:00:00 +0100</pubDate>
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            <title>12 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 05 Jun 2019 11:21:00 +0200</pubDate>
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            <title>11 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 29 May 2019 22:37:00 +0200</pubDate>
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            <title>10 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 22 May 2019 08:12:00 +0200</pubDate>
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            <title>09 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 15 May 2019 15:20:00 +0200</pubDate>
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            <title>08 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 09 May 2019 15:08:00 +0200</pubDate>
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       <item>
            <title>07 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 17 Apr 2019 15:06:00 +0200</pubDate>
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            <title>06 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 10 Apr 2019 15:03:00 +0200</pubDate>
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            <title>05 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 03 Apr 2019 14:55:00 +0200</pubDate>
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            <title>04 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 27 Mar 2019 14:49:00 +0100</pubDate>
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            <title>03 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 20 Mar 2019 14:45:00 +0100</pubDate>
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            <title>02 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 13 Mar 2019 14:40:00 +0100</pubDate>
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            <title>01 - Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p>Usages juridiques du passé (dans la pensée des juristes romains)</p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Wed, 06 Mar 2019 14:00:00 +0100</pubDate>
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            <title>Leçon inaugurale - Dario Mantovani : Droit, culture et société de la Rome antique</title>
            <itunes:author>Dario Mantovani</itunes:author>
            <description><![CDATA[<p>Dario Mantovani</p><p>Droit, culture et société de la Rome antique</p><p>Collège de France</p><p>Année 2018-2019</p><p></p><p>Observer Rome au prisme de son droit : c'est l'objectif de l'enseignement de « Droit, culture et société », institué pour la première fois au Collège de France et confié à Dario Mantovani.</p><p></p><p>Tout droit constitue une technique pour donner une forme à la société, mais une technique qui à son tour prend sa forme de la société. Cela vaut tout particulièrement pour Rome, où – au-delà de la législation – le rôle des juristes a été fondamental. Personnes privées, légitimées en premier lieu par leurs compétences, ils offraient leur conseil désintéressé à leurs concitoyens, en en retirant du prestige social. Le droit a ainsi évolué sous la forme d'un débat, d'un grand discours collectif, dans lequel chaque juriste pouvait faire entendre sa voix, s'il avait les bons arguments. Une rhétorique sans ruse, guidée par des valeurs communes, dans laquelle le droit n'est pas seulement ordonnancement, mais aussi raisonnement.</p><p></p><p>Un discours qui s'est même transformé en une littérature, dont la beauté vient de sa densité, de la précision du langage, du rythme où résonne le pas solennel des lois. Une littérature capable de susciter le plaisir de la lecture et qui mérite d'être redécouvert, comme le prouve celui-là même qui fut à l'origine du Collège de France, Guillaume Budé : son commentaire au Digeste (en 1508) a été un exemple éminent du prisme que le droit pouvait constituer pour regarder une société et sa culture (et aussi pour s'interroger sur sa propre époque). En effet, le droit romain, après avoir appartenu à Rome, appartint à l'Europe. Et si l'enseignement de Dario Mantovani s'intéresse surtout au moment antique du droit de Rome, il ne perd pas de vue la traversée des époques.</p><p></p><p>À partir du XIe siècle, le Corpus Iuris Civilis, un recueil de textes juridiques romains que l'empereur Justinien avait fait compiler entre 528 et 534 apr. J.-C., a constitué le cœur de l'enseignement universitaire. Attirés par ce rappel intellectuel, tout d'abord en Italie puis dans la majeure partie de l'Europe actuelle, des générations d'étudiants se sont formés à la lecture exigeante et passionnante de ces textes, à la lumière de nécessités et de questions toujours nouvelles. Devenus ensuite avocats, juges ou fonctionnaires, ils portèrent, réélaborèrent et diffusèrent des idées qui ont été fondamentales pour la construction européenne de l'idée de justice et d'État de droit : le droit d'une cité antique devenait ainsi droit commun à l'Occident. Cette chaire s'ouvrira à une intense collaboration transdisciplinaire, pour replacer l'étude du droit romain là où il peut contribuer à éclaircir l'histoire de Rome et de son empire, et la façon dont cette technique a nourri l'imaginaire institutionnel de l'Occident.</p>]]></description>
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            <pubDate>Thu, 17 Jan 2019 13:14:00 +0100</pubDate>
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